La taxe d'habitation sur la résidence principale a été supprimée pour l'ensemble des contribuables français en 2023. Les résidences secondaires restent, elles, pleinement imposées : la taxe d'habitation sur résidence secondaire (THRS) demeure en vigueur en 2026, avec des montants pouvant dépasser 1 500 € par an dans certaines communes touristiques.
Qui est redevable de la taxe d'habitation sur résidence secondaire ?
Est redevable de la THRS toute personne qui occupe ou dispose d'un logement au 1er janvier de l'année d'imposition, sans en faire sa résidence principale. Sont concernés les propriétaires d'une résidence secondaire (maison de vacances, appartement en station, pied-à-terre), les locataires d'un logement qui n'est pas leur habitation principale, ainsi que les personnes qui mettent gratuitement un logement à disposition d'un tiers.
C'est la situation au 1er janvier qui fait foi. Si vous vendez ou quittez le logement après cette date, vous restez imposable pour l'année entière.
Comment est calculée la taxe ?
Le montant de la THRS repose sur deux éléments : la valeur locative cadastrale du logement, fixée par l'administration fiscale et revalorisée chaque année en fonction de l'inflation, et le taux d'imposition voté par la commune et éventuellement l'intercommunalité. La formule est simple : THRS = Valeur locative cadastrale × Taux communal.
Selon la localisation et la surface du bien, la facture peut varier de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros par an. Pour un appartement de taille moyenne dans une commune touristique, le montant se situe souvent entre 300 € et 1 500 €, les écarts entre communes étant importants. Retrouvez d'autres conseils pour optimiser vos finances sur notre page finance.
Majoration en zones tendues : jusqu'à +60 %
Dans les communes situées en zone tendue (zones A, Abis et B1, où l'offre de logements est insuffisante par rapport à la demande), les maires peuvent voter une majoration de la THRS comprise entre 5 % et 60 % de la taxe de base. Cette surtaxe vise à inciter les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché locatif ou à la vente.
En 2026, de nombreuses grandes villes et communes touristiques appliquent cette majoration. Vérifiez sur votre espace personnel impots.gouv.fr si votre commune est concernée avant d'anticiper votre budget.
Quelles exonérations existent en 2026 ?
Certaines situations ouvrent droit à une exonération de la THRS, sous réserve d'en faire la demande auprès du service des impôts :
- Résidence en EHPAD ou établissement de soins : si vous avez conservé la jouissance de votre ancien logement, une exonération est possible sous conditions de ressources.
- Obligation professionnelle de résider ailleurs : certains salariés ou fonctionnaires contraints de loger à proximité de leur lieu de travail peuvent demander l'exonération pour leur résidence dite secondaire.
- Logement temporairement inhabitable : en cas de sinistre ou de catastrophe naturelle imposant des travaux importants, un dégrèvement peut être accordé.
Comment contester ou réduire sa taxe d'habitation sur résidence secondaire ?
Trois démarches concrètes peuvent permettre de réduire la facture.
Vérifier la valeur locative cadastrale. Si elle vous semble surévaluée (surface, équipements ou état du bien mal pris en compte), déposez une réclamation auprès du service des impôts fonciers. En cas d'erreur avérée, le gain peut représenter 10 % à 30 % de la taxe annuelle.
Signaler un changement de situation. Cession du bien avant le 1er janvier, travaux rendant le logement inhabitable : déclarez ces situations rapidement pour éviter de payer à tort.
Comparer avec la taxe sur les logements vacants (TLV). Dans certaines communes, un logement inoccupé peut basculer sur la TLV. Selon les cas, l'une ou l'autre peut s'avérer moins coûteuse.
En cas de doute, contactez votre centre des finances publiques ou consultez votre avis de taxe directement dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr.