Le taux du Plan Épargne Logement est fixé à l'ouverture et garanti pour toute la durée du plan. Il dépend donc de l'année d'ouverture : 2,25 % brut en 2024, 1,75 % en 2025 et 2,00 % pour un plan ouvert en 2026. Après application du prélèvement forfaitaire unique de 30 %, ce rendement tombe à environ 1,57 % net, soit moins que le Livret A en 2026. Le PEL garde pourtant un intérêt réel pour les projets immobiliers à moyen terme, à condition de bien peser ses contraintes.
Quel est le taux du PEL en 2026 ?
Le taux est figé à l'ouverture : un PEL ouvert en 2024 rapporte 2,25 % brut par an, un plan ouvert en 2025 1,75 %, et un PEL ouvert en 2026 2,00 % (en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Ce taux est garanti pour toute la durée du plan, ce qui protège l'épargnant contre d'éventuelles baisses futures.
Le rendement net est une autre affaire. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % s'applique : il comprend 17,2 % de prélèvements sociaux et 12,8 % d'impôt sur le revenu. Le rendement net tombe ainsi à environ 1,57 %. Correct, sans être exceptionnel.
- Taux brut : 2,25 %
- PFU (prélèvement forfaitaire unique) : 30 %
- Rendement net estimé : ≈ 1,57 %
Plafond, versements et durée : les règles à connaître
Le PEL est encadré par des règles strictes dont le non-respect peut entraîner la clôture automatique du plan :
- Le plafond de dépôts est fixé à 61 200 €, hors intérêts capitalisés.
- Le versement initial minimum est de 225 €.
- Des versements réguliers sont obligatoires : au moins 540 € par an, soit 45 € par mois.
- La durée minimale pour conserver les avantages du plan est de 4 ans.
- Au-delà de 10 ans, le plan reste ouvert mais n'ouvre plus de nouveaux droits à prêt.
Un retrait avant 4 ans entraîne un recalcul du taux à la baisse et la perte des intérêts. La contrainte de versements réguliers peut également peser sur un budget serré.
Le prêt PEL : encore un avantage en 2026 ?
Le PEL ouvre droit à un prêt immobilier à taux fixe, plafonné à 92 000 €. Pour les plans ouverts depuis 2024, ce taux de prêt est de 3,45 %.
En 2026, les taux de crédit immobilier varient généralement entre 3 % et 4 % selon les profils et les durées. L'avantage du prêt PEL n'est donc plus aussi marqué qu'à l'époque des taux proches de zéro. Il peut cependant compléter un financement, notamment pour les primo-accédants sans longue relation bancaire établie.
À noter : la prime d'État a été supprimée pour tous les PEL ouverts depuis 2018. Elle ne constitue donc plus un argument en faveur de l'ouverture d'un plan aujourd'hui.
PEL vs Livret A : comment choisir ?
Le Livret A affiche un taux de 1,5 % net en 2026, exonéré d'impôt et de prélèvements sociaux, avec une disponibilité immédiate des fonds et un plafond de 22 950 €. Avec un rendement net d'environ 1,57 %, le PEL est moins compétitif sur ce seul critère.
Deux cas de figure se dégagent :
- Pour une épargne de précaution ou un horizon flou, le Livret A (et le LDDS) offre plus de souplesse et un meilleur rendement net.
- Pour un projet immobilier dans les 4 à 10 ans, le PEL permet de constituer un apport et de sécuriser un taux de prêt complémentaire connu à l'avance.
La priorité reste de maximiser le Livret A et le LDDS avant d'envisager le PEL. Pour d'autres pistes d'optimisation, consultez notre guide complet sur la finance personnelle. Certains liens de ce guide sont affiliés ; cela ne modifie pas les classements présentés.
Faut-il ouvrir un PEL en 2026 ?
La réponse dépend du projet :
- Un achat immobilier envisagé dans les 4 à 10 ans justifie l'ouverture d'un PEL pour constituer un apport et figer un taux de prêt complémentaire.
- Sans projet immobilier précis, le Livret A ou un fonds en euros d'assurance-vie restent plus souples et potentiellement plus rentables nets.
- Un PEL ancien à taux élevé (3 % ou plus) mérite d'être conservé : son rendement dépasse largement ce que les plans actuels proposent.